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Ovaire polycystique et stérilité

ovoario poliquisitico

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est le trouble endocrinologique le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer, certaines séries estimant une fréquence allant jusqu’à 20 %.

Associé :

1.- Troubles du cycle menstruel (absence de règles ou règles très espacées)

2.- Excès d’androgènes dans l’analyse hormonale, et manifestations cliniques associées (excès de cheveux, acné, chute de cheveux…)

3.- La visualisation échographique d’ovaires avec plusieurs follicules est caractéristique, ce qui donne son nom au syndrome.

Le diagnostic est controversé et repose sur la présence de deux des critères décrits, même si tous n’ont pas la même signification. Le plus pertinent serait celui lié à l’excès d’androgènes chez la femme.

Bien qu’il soit plus fréquent chez les patients en surpoids ou obèses, tous les patients atteints du SOPK n’ont pas un indice de masse corporelle élevé. De même, une relation importante a été observée avec l’augmentation de la production d’insuline due à la résistance des tissus corporels à son action. Ceci est lié à un risque accru chez ces patients de développer un diabète, ainsi qu’à d’autres facteurs de risque cardiovasculaire (dyslipidémie, hypertension artérielle, etc.)

La stérilité de ces patientes est fondamentalement liée à l’absence d’ovulations régulières ; D’autre part, l’obésité associée dans un pourcentage important de cas et la résistance à l’insuline entravent également la capacité de concevoir.

Les options thérapeutiques incluent la perte de poids chez les patients ayant un indice de masse corporelle élevé. Cette mesure simple parvient à normaliser les ovulations et à augmenter la possibilité de tomber enceinte sans traitement dans un nombre important de cas.

Le citrate de clomifène (Omifin) est un médicament oral qui induit l’ovulation chez jusqu’à 80 % des femmes atteintes du SOPK, avec des taux de grossesse proches de 50 % après 6 cycles de traitement. Si cette option ne fonctionne pas, nous devrons recourir à d’autres stratégies plus sophistiquées, comme l’administration de gonadotrophines injectables et ensuite une insémination intra-utérine ou une fécondation in vitro, en fonction du reste des données cliniques (âge de la patiente, taux séminal). qualité du mari, traitements), années précédentes, années de recherche, etc.).

Enfin, la metformine est un antidiabétique oral qui s’est également révélé utile pour améliorer l’environnement hormonal et ovarien, c’est pourquoi elle est souvent utilisée chez ces patients, en raison de la résistance à l’insuline déjà décrite.

En résumé, bien que le SOPK soit un trouble complexe, nous disposons de plusieurs ressources pour améliorer la fertilité des patientes qui en souffrent. Néanmoins, dans beaucoup d’entre elles, une modification des habitudes et du mode de vie sera importante, car il s’agit d’une mesure cruciale qui augmente considérablement les chances de grossesse.

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